Compléments d'informations

Emprise
(Frailty)
Interdit - 16 ans


Affiche du film
L'opinion de Stuffou :Un Serial Killer qui ne ressemble à rien de commun

Retour fiche descriptive du film
Retour liste des films sans photos
Retour liste des films avec photos
Retour accueil général - E-mails



Bill Paxton, réalisateur de EMPRISE (15/05/2002)

Photo du réalisateur Bill Paxton
Spécialisé dans les seconds rôles musclés, Bill Paxton est très connu du grand public (TERMINATOR, TITANIC...) et sera prochainement dans SPY KIDS 2. Avec EMPRISE, « film hommage » aux films d’horreurs des années 60, il signe son premier long métrage. Pour cette première mise en scène, Bill Paxton avoue s'être inspiré de la technique de Sam Raimi, qu'il a côtoyé sur les plateaux d'UN PLAN SIMPLE. EMPRISE véhicule un massage religieux frontal. Au nom de Dieu, on peut aller massacrer des gens qui ont eux-mêmes commis des crimes… Un thriller efficace mais à la morale douteuse. Le réalisateur s’explique...

N’est-il pas difficile d’être à la fois acteur et metteur en scène de son propre film ? Etait-il difficile de diriger deux enfants avec un tel sujet ?
La raison probable pour laquelle j’ai fait EMPRISE, c’est sans doute parce que j’ai été un peu frustré ces dernières années, et je voulais trouver un autre grand rôle à jouer... Non, ce n’est pas difficile d’être acteur et metteur en scène à la fois. J’ai trouvé ça très énergisant. Je pouvais enfin décider tout ce que je désirais. Je savais exactement à quoi devait ressembler le film. Je travaillais avec toutes les personnes. Je jouais le rôle d’un père, alors... vous savez, je suis moi-même un père ! La majeure partie de mes scènes étaient avec les deux garçons. Je n’ai eu aucun problème. Le metteur en scène que j’étais se comportait comme un père avec ses enfants sur le tournage. C’était beaucoup de contribution, et cela prenait énormément d’énergie. Il était crucial que le casting de ces deux enfants soit réussi. Ils se devaient d’être bons et aussi plausibles. J’avais Matthew McConaughey, moi-même et les autres acteurs, mais sans ces deux enfants je n’avais rien. Nous avons donc fait une recherche intensive pour les trouver. J’ai travaillé durement.

Comment avez-vous trouvé et choisi ce sujet ? Comment le script vous est-il parvenu ?
C’est mon partenaire qui a trouvé le script. Le producteur était intéressé à l’idée que je joue le père et que je co-produise le film. Lorsque j’ai lu le script, je l’ai trouvé très original, mais il me faisait peur. Je pensais "Mon Dieu, le rôle du père est très intense", mais je me disais "qui va me diriger ?" Si c’était quelqu’un qui veut simplement faire un film choquant et à sensations, je ne voulais pas en faire partie. Ce film avait de grands personnages, et avait une histoire originale. Il y avait aussi une histoire de famille tragique, de monde surnaturel. Ces éléments combinés d’horreur et d’histoire fantastique, c’était bien. Vous savez, j’aime les univers d’Edgard Poe, d’Alfred Hitchcock...
Je n’essayais pas de faire un film controversé. Lorsque le script a été envoyé à Hollywood, la plupart des compagnies reconnaissaient que le scénario était bon, mais ils étaient tous effrayés par l’accroche du film : ces meurtres qui avaient lieu devant ces jeunes garçons. Ils disaient : « Nous aimons le film, mais il est trop noir pour nous, il est trop perturbant ». Je me demandais comment j'allais faire ce film. Je ne voulais pas que les gens se lèvent et sortent des salles de cinéma. Je pensais qu’en donnant au film un traitement néo-classique, ce serait mieux. Ce film est une sorte d’hommage à tous les films d’horreur classiques avec lesquels j’ai grandi : PSYCHOSE, LA MAISON DU DIABLE, L’INVASION VIENT DE MARS...

Au début du film, on pense que le père est schizophrène et paranoïaque. Or, à la fin du film, on est en droit de penser que vous avez voulu le faire passer pour un substitut de Dieu... Quelle est votre explication ?
Oui, c’est vrai... Le monde de EMPRISE est un peu comme un monde à la Stephen King. Dans ce milieu où l’histoire prend place, le monde est dirigé par l’Ancien Testament. Avec un Dieu de vengeance...

Dieu, Anges, Démons, Vérité , Prière... ces mots reviennent souvent dans votre film. Ont-ils de l’importance pour vous personnellement ?
Oui. Je pense que chacun d’entre nous est en quête de recherche spirituelle. Nous essayons tous de donner un sens à notre vie, à notre monde, pour trouver une plus grande compréhension. Il est très difficile de voir la vérité dans les mensonges. Comme beaucoup de personnes, je suis en quête, j’ai peur du Diable, je ne crois pas à une vie après la mort. Pour moi, c’est la vie avant la mort. Mais en même temps, je crois qu’il y a des forces que l’on ne peut pas vraiment percevoir selon nos cinq sens. Mais il semble qu’il y ait le Mal dans le monde, le Bien aussi. Je ne pense pas que l’homme soit le diable, au fond de lui-même il est bon, mais il combat sans arrêt.

Ne pensez-vous pas que la fin du film puisse être mal interprétée, et que certains spectateurs puissent y voir une apologie de la peine de mort ?
Oui, c’est vrai, cela se peut. Mais je pense que pour une telle idée radicale, les gens peuvent discuter ensemble. Je ne voulais pas que le film se termine d’une manière ambiguë. Je voulais choquer les gens en leur disant : oui, ces gens étaient la réincarnation du mal, ils ont donc été tués. J’ai laissé le film tel que le scénariste l’avait écrit. Personnellement, je vois le film comme une complète tragédie. Ce film est fait pour créer un dialogue, je l’ai fait pour qu’il y ait ce genre de conversation.

Propos recueillis par Olivier Salvano




Les sources de Travail
Allociné ; TF1 ; Canal + ; MonsieurCinéma.com

Stuffou, Casino en Ligne
Stuffou, Casino en Ligne


Retour au début de la page
Retour page accueil cinéma sans photos
Retour page accueil cinéma avec photos
Retour page d'accueil général
E-mails
English/Español/Français
Vous êtes sur

Cinéma, Histoires Drôles, Cuisine et Cocktails, Horoscopes, Actualités, etc.