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A la rencontre de Forrester
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Acteurs et Réalisation - Anecdotes - Critiques professionnelles - Critique de spectateurs - Critique de Stuffou - Sources de travail
L'avis des visiteurs du site
Acteurs / Réalisateurs / Dates :

Film Américain de Gus Van Sant
Scénario de Mike Rich
Musique de Hal Willner
Sortie en France le
Durée : 2H16

Site officiel : http://www.columbiatristar.fr/

Avec :
Comédiens et Comédiennes Dans le rôle de :
Sean Connery
Rob Brown
Anna Paquin

Anecdotes

De Will Hunting à la rencontre de Forrester...
C'est le court chemin parcouru par Matt Damon, interprète principal de Will Hunting, qui fait une courte apparition dans A la rencontre de...

Anna Paquin (Claire Spence)
On a pu la voir dans La leçon de piano, Jane Eyre, Amistad, ou encore X-men.

Résumé & Genre :

Comédie Dramatique

Un grand écrivain découvre un jeune talent

Au coeur du Bronx, Jamal, un garcon de seize ans, ecartele entre sa passion secrete de l'ecriture et un avenir prometteur en basket universitaire, rencontre un auteur vieillissant et reclus, William Forrester. Ils ne sont pas de la meme generation, ils ne partagent pas la meme culture, mais tous deux venerent les mots.

Jamal est ce que l’on appelle un garçon doué. Seize années d’existence, lycéen mais basketteur à plein temps sur le stade grillagé servant d’antre à sa bande : il vit dans le Bronx et en récupère les usages. Seule originalité : le virus de l’écriture, acquis depuis la mort de son père.
William Forrester, un auteur génial volontairement reclus depuis quarante ans dans son appartement du Bronx observe souvent les joueurs, en grommelant, planqué derrière ses jumelles. A la suite d’un pari adolescent, Jamal forcera l’appartement de Forrester et rencontrera l’écrivain.

Critiques professionnelles :

Critique de MonsieurCinema.com :
IMMUABLE COMME L'AMERICAN CINEMA OF LIFE
Suivant d’assez loin la petite audace intéressante que constituait le remake plan par plan de PSYCHO (1998), Gus Van Sant nous propose aujourd’hui cet A LA RENCONTRE DE FORRESTER, à priori alléchant : le cinéaste est habile, et la vue de Sean Connery relève toujours du plaisir. Rétablissons maintenant la balance : le nouveau Van Sant est avant tout un film formaté de bout en bout, sans grand intérêt, d’un classicisme absolu sur une histoire conventionnelle d’échange mutuel et de connaissance (respect) de l’autre. Une mini-saga de plus de deux heures où de bons sentiments à peine camouflés ont affaire à la méchanceté univoque d’haineux salopards. Rien de nouveau, donc, et profondément américain... Circonstance aggravante : le background du film, c’est-à-dire l’écriture. Le cinéma, art plutôt visuel (c’te blague...), s’accommode difficilement d’une plongée totale dans l’univers littéraire. A fortiori lorsqu’il s’agit de création littéraire (et non, par exemple, de biographie d’auteur), et encore moins dans le cadre d’un film commercial calibré US. Nous avons donc droit à toute la succession de clichés possibles et imaginables sur l’écriture, l’état d’artiste, la création, plutôt vains et totalement superficiels. « Ecrivons comme nous respirons », « abandonnons les règles »... chapelets de préceptes que Ferré avait résumés par « la poésie ça pue des pieds », phrase que nous ne retrouverons jamais dans un tel film, et qui a pourtant le mérite d’être synthétique et puissamment évocatrice. Ce qu’on préfère nous servir, dans A LA RENCONTRE DE FORRESTER, n’est qu’une ode à la liberté artistique sur un support formaliste et conventionnel, à l’inverse du propos donc, dans la lignée du non moins niais CERCLE DES POETES DISPARUS.

RATTRAPÉ PAR UN CERTAIN STYLE
Mais Gus Van Sant est tout de même un cinéaste intéressant, qui semble avoir des choses à dire sur le plan formel, ce qui confère au film un aspect quelque peu attachant. Surgissent ainsi, au cours de scènes vues mille fois, de petites particularités (le réveil de Jamal, l’évanouissement de Forrester au stade), accentuées par de naïves images symboliques attestant la patte de Van Sant et confirmant son statut d’« auteur ». L’histoire est mièvre, certaines vues du réalisateur le sont aussi, mais elles ont au moins de mérite d’être là et apportent donc au film une indéniable touche de sincérité (toujours appréciable dans un film aussi formaté). De même, la présence de la Ville (New-York), et du Bronx, omniprésente, ancre le film dans une semi-réalité indiscutable, bien que pétrie des clichés nécessaires sur la minorité black (le frère de Jamal qui s’en sort en tant que gardien de parking, la mère célibataire, le basket, les « gangs »...). A l’instar de certains films (DIRTY HARRY pour San Francisco, DIE HARD WITH A VENGENCE pour New-York, par exemple) ou séries télé des années 70, on pourra un jour regarder A LA RENCONTRE DE FORRESTER comme une vue objective d’un lieu donné à un moment donné, soit le Bronx de l’année 2000, avec son architecture, ses graffitis et ses terrains de basket. Les décors naturels apportent un plus incontestable au film, et, dans l’ensemble, la réalisation est bien meilleure que le sujet.

SAUVÉ PAR DES ACTEURS TOUT DE MEME PRÉVISIBLES
Cela dit, l’histoire bêbête et les lenteurs narratives ne sont réellement sauvées que par les acteurs. A LA RENCONTRE DE FORRESTER bénéficie d’un casting idéal, entre les tandems Sean Connery / F. Murray Abraham pour les sexagénaires et Rob Brown / Anna Paquin pour les plus jeunes. Les quatre sont parfaitement justes, avec une mention spéciale au jeune "introduced" Rob Brown, qu’on doit bien retrouver dans chaque plan du film. Même si Sean Connery campe pour une énième fois le bougon impressionnant qui, revenu de tout, apprend la vie aux autres, que la personnalité du grand-méchant Crawford est tout sauf subtile (type de salauds que connaît bien Abraham pour les avoir longtemps joués), la petit joie éprouvée par ces deux "monstres" au démarrage de leurs scènes nous permet de supporter le film sans trop de mal. A l’exception, peut-être, du final trop lent, trop sucre, trop prévisible, qui aurait mérité d’être coupé.

Guillaume Tion

Chronic'Art - Yann Gonzalez - 17/04/2001
«A la rencontre de Forrester laisse (...) une impression de plénitude artistique totale, où la rigueur narrative (Van Sant n'est pas un tout-puissant cynique) est parsemée d'audaces visuelles aussi discrètes que bouleversantes.»

Le Point - François-Guillaume Lorrain - 13/04/2001
«La leçon de cinéma est complète : virtuosité dans le montage et les ruptures de ton, finesse et pudeur dans la direction d'acteurs et la définition des personnages (...)»

Elle.fr - La Rédaction - 19/04/2001
«“A la rencontre de Forrester” se pose à la croisée de “Will Hunting” et du “Cercle des poètes disparus” (Peter Weir, 1989), mais trouve son originalité dans le contraste des univers sociaux, culturels et raciaux qui s'y opposent. »

Figaroscope - Françoise Maupin - 18/04/2001
«Le film est remarquablement bien interprété : face au monument Sean Connery (...), le tout jeune Rob Brown ne se démonte jamais et le duo de ces deux acteurs est vraiment un régal.»

Les Inrockuptibles - Frédéric Bonnaud - 18/04/2001
«(...) A la rencontre de Forrester échappe au sirupeux pour devenir une belle réflexion sur l'idée de transmission.»

Aden - Philippe Piazzo - 18/04/2001
«(...) on se laisse volontiers prendre au charme de ce récit, comme à un conte de fées peu crédible mais charmant.»

Cine Live - Grégory Alexandre - 01/04/2001
«Cette confrontation de deux hommes-que-tout-sépare-et-qui-pourtant-vont-apprendre-à-se-connaître est plutôt habile, mais le cinéma de prestige hollywoodien ne convient pas à la sensiblité de Gus Van Sant. »

Studio - Thierry Cheze - 01/04/2001
«Si vous aimez les belles histoires un rien larmoyantes, ce film vous ravira malgré quelques longueurs. C'est bon de pleurer, parfois...»

Télérama - Aurélien Férenzci - 18/04/2001
«(...) il réunit absolument tout ce qu'il ne faut pas faire sous peine d'accoucher d'un produit hollywoodien formaté. (...) Cause perdue, donc ? Non, parce que Gus Van Sant (...) se faufile avec les honneurs entre les poncifs. »

Le Monde - Thomas Sotinel - 18/04/2001
«Ici, tout est sacrifié à la mécanique éprouvée du récit : la cohérence des personnages, l'envie de surprendre le spectateur, le travail des acteurs. Jusqu'à ce que le film se termine sur une péroraison moralisatrice qui aurait déjà paru désuète le jour de l'invention du parlant.»

L'Humanité - Vincent Ostria - 18/04/2001
«(...) ce cinéaste imitateur (...), se contente de dupliquer le schéma de son film Will Hunting (...). De plus, le scénario ressemble étrangement à celui du récent Wonder Boys de Curtis Hanson. Qui a copié ? »

Les avis des spectateurs :
Très très bien !
Que dire d'un film où se mêlent une bonne dose d'émotion, beaucoup d'humour, de la tendresse... Sinon qu'il nous procure un bon moment de plaisir lorsqu'on le regarde !
Même lorsqu'on apprécie particulièrement les films d'action à l'américaine, on se laisse charmer par ce film, une formidable leçon d'espoir.

Excellent film
Excellent film ! Dans la lignée du "Cercle des poêtes disparus" et de "Will Hunting". Sean Connery égal à lui-même, formidable acteur, ainsi qu'un nouveau qui ne manque pas de talent : Rob Brown.

Sean Connery... et tout est dit
Ce film est fait pour notre Sean Connery, ou devrait-on dire "leur Sean Connery" ?
L'histoire est fabuleuse, et comble notre vieux rêve de rencontrer quelqu'un qui s'est retiré de toute vie sociale... Les personnages sont touchants et attachants. C'est à voir absolument. Chacun peut en tirer une leçon, selon ses propres valeurs.

Un film dans lequel on tombe, mais qui hélas retombe
Les trois quarts du film sont totalement réussis...Sean Connery a toujours la classe et son partenaire est parfait dans son rôle. Mais la fin est complètement ratée et nous laisse une mauvaise impression, style bons sentiments américains, les méchants sont toujours perdants... Enfin bon, c'est un bon moment.

Bon film
Ce fim est vraiment bien ! Les acteurs jouent trés bien, surtout Sean Connery !
Il manque quand même quelque chose pour que ce film soit vraiment un très grand film, c'est dommage !
A mon avis, ce film ira vers les Oscars !
Ce film montre aussi que les noirs n'ont pas toujours les même chances que les blancs.

Difficile de ne pas décevoir après "Le Cercle des Poètes disparus" et "Will Hunting" et pourtant... c'est chose réussie.
Difficile de ne pas décevoir après "Le Cercle des Poètes disparus" et "Will Hunting" et pourtant... c'est chose réussie avec ce film qui est à mon avis, dans son genre, un chef d'oeuvre. Le scénario relativement simple est pourtant traité avec une grande finesse : le réalisateur ne joue pas à l'excès avec nos émotions.
Les personnages sont justes, humains et pas caricaturaux et pourtant le risque était grand d'avoir à faire à une de ces "pseudo-comédies-tragiques" comme savent si bien le faire les américains. Les relations entre les personnages restent complexes, implicites... probable que le jeu des acteurs n'y est pas pour rien (décidemment Sean Connery ne déçoit pas !!!).
Bref un excellent film et pour moi la découverte d'un bon acteur : Rob Brown.

Emouvant, remarquablement bien joué, poignant de Vérité !
Aucun surfait, la place est faite au jeu des acteurs, à leurs regards et à leurs émotions, qui transpercent l'écran, tout en finesse. On se retrouve transporté au milieu de la pièce, a épier les moindres petits détails - réactions... Le film peut paraître un peu long, mais on ne voit pas le temps passer. Evitons aussi de faire trop facilement le rapprochement avec Good Will Hunting. Sourions et pleurons quand l'occasion se présente. Magnifique, à voir en VO si possible, le jeune Rob Brown est naturel et a de la repartie devant Sean Connery. Moment très émouvant, le film rassemble des idées fortes, même si elles sont simples, une histoire d'amour, des conflits, de l'incompréhension, de l'amitié qui évolue et qui naît. Ce sont les valeurs de la vie que chacun de nous peut vivre, ou a vécu, d'ou l'intensité du film. Bonne séance.

On ne rencontre qu'ennui et cabotinage
Tourné dans un Bronx "crade" mais idyllique où ne traînent que de gentils joueurs de basket, le film de Gus van Sant n'est pas crédible un seul instant. La niaiserie du scénario ne peut masquer le peu d'aisance du réalisateur qui alterne sans utilité caméra sur l'épaule et vision plus classique dans un éclairage de chambre mortuaire. Et Sean Connery producteur n'en finit pas de s'admirer et de nous servir son numéro de vieil ours au coeur d'or. Soporifique.

Pas mal mais conventionnel
C'est vrai que c'est pas mal, Sean Connery est très bien en papy grincheux et le nouveau héros est attachant en victime du système (même si son rôle est un peu fade...).
Mais 2H14 c'est un peu long pour dire des choses qu'on sent dès le début.
Mais on ne reste pas indifférent...C'est déjà ça !!!
En tout cas, je préfère Will Hunting.

C'est Will Hunting en moins bien
C’est la copie de Will Hunting, en moins bien. J’ai eu du mal à rentrer dans le film.
L’histoire et longue à démarrer, la rencontre entre Sean Connery et le jeune se fait attendre. Le film est moins émouvant que Will Hunting.

Un film intéressant
Grâce à la présence de Sean Connery et du basket, cela donne un film intéressant.
Le scénario est un peu trop classique. Il faut aimer la lecture et évidemment, les longs films. (celui-ci dure 2h45).

Un film initiatique plein de charme(s)
A la lecture du résumé de "Finding Forrester", on se dit qu'on va avoir droit à un "Will Hunting 2" et que Van Sant est vraiment culotté de nous resservir à chaque fois les mêmes soupes. Sauf que non, à la vision du film on est tellement charmé par les interprètes et par la qualité discrète de la réalisation, qu'on applaudit des deux mains tant le film nous emporte avec lui. Merci donc aux images de Harris Savides, au tempérament de Sean et à la révélation Rob Brown. Un défaut pour finir ? L'épilogue, inabouti et dispensable. Mais c'est peu de choses face au très bon film auquel on vient d'assister.

Sean Connery au cinéma :

Rob Brown au cinéma :

Photo du film

Critique de Stuffou :

Tendre, émouvant, passionnant, bref : admirable.
Une belle histoire traitée par de bons acteurs.

Il n'y a pas grand chose à dire sur ce film, sinon d'aller le voir.

C'est tendre, sympathique, émouvant, que de suivre la vie de ces deux personnages.
D'un côté, vous avez un adolescent qui jusqu'à présent n'avais pas encore dévoilé son potentiel, à la fois sportif et intellectuel.
De l'autre, vous avez un vieux bonhomme qui s'est renfermé sur lui depuis des années par crainte du monde extérieur.

Plus le jeune avance dans la découverte de ses talents, aidé par l'homme plein de sagesse, plus on découvre le passé de ce dernier.

Sincèrement, l'histoire est belle, avec quelques clichés habituels, comme le conflit du surdoué avec ses professeurs, l'ouverture d'esprit de l'homme solitaire face à ce jeune homme plein de vie, ainsi que le coup de foudre entre adolescents.

Sean Connery est toujours aussi impérial.

A voir...

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Sources de Travail
Allociné ; TF1 ; Canal + ; MonsieurCinéma.com


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